DYSTOPIA 2048 – 4/4 + postface

image: Astre à l’agonie au large d’Ouessant  © SR-2016

 

 

À la manière des champions sportifs en phase ultime de concentration avant l’épreuve, Igor arpente à petites foulées la vaste loge qui lui a été ménagée à l’arrière de la scène érigée pour sa fête. Les yeux à demi-clos, il manipule mentalement dans l’espace l’hologramme géant qu’on lui a préparé à Taïpei les semaines précédentes et qui fera de sa prestation une spectaculaire attraction. Cet objet virtuel surdimensionné va synthétiser en accéléré les étapes de sa mutation graduelle en cyborg haut de gamme au cours des décennies écoulées. Il s’imagine bien haranguant son auditoire ébahi par son annonce inattendue : « … l’Homme, on le sait, n’est pétri que de paradoxes: ainsi, dans le lointain passé de 2018, en me risquant à devenir le cobaye du premier des  ‘’contrats 300’’, avec la complicité de mon ami Huang, je me suis assuré de survivre satis­fait ou remboursé;  cette transmutation corporelle intégrale me promettait de pouvoir résister envers et contre  tou dans un environnement devenu invivable pour le reste de mes contemporains ». En son for intérieur, Igor se souvient aussi que l’engagement sur un tel contrat devait lui garantir – pour le moins – une espérance de vie jusqu’au milieu du XXIIIème siècle; ceci à hauteur de confort technique constant, et quelles que soient les dégradations du milieu ambiant; et peut-être bien mieux que cela comme les constantes avancées technologiques et mises à jour incluses aux clauses du contrat le laissaient augu­rer. Même si la promesse d’un ‘’bonheur garanti’’ y reste encore proscrit. Mais quel est vraiment le sens de ce mot pour un cyborg multimilliardaire de son genre ? Pour les simples mutants transhumains qui auraient des états d’âme, voire des angoisses passagères, il y a toujours les pilules bleues distribuées à profusion et gracieusement par les autorités toujours plus soucieuses de paix sociale…

Sur l’invitation d’un maître de cérémonie, en vedette de la soirée, Igor a fait son entrée en scène: il résume pour l’auditoire un peu médusé comment la perspective d’habiter un milieu de plus en plus radicalement hostile à l’espèce homo sapiens l’a déterminé vers cette option du 100% cyborg, autrement dit celle de la nouvelle machine humaine qui fut initiée dès la fin du vingtième siècle. Igor rappelle comment furent réunies pour lui les conditions de base de sa transmutation, les laboratoires mobilisés ayant dû aller bien au-delà des recettes de bonne femme du transhumanisme ‘’old school’’. Fini donc le renou­vellement intégral des fluides corporels, etc., et plus globalement dépassées depuis belle lurette toutes les techniques qui alimentaient en d’autres temps d’hypocrites polémiques dans l’univers de la compétition sportive. Pas de prothèses mécaniques non plus, ni de greffes d’organes juvéniles de provenance douteuse depuis les bas-quartiers indonésiens ou africains, pratiques antiques dignes de garagistes peu scrupuleux. Passant ces considé­rations sous silence, et jouant avec l’image holographique de son corps à l’instar de Chaplin dans l’immortelle séquence de la mappemonde du Dictateur, Igor enchaîne :

« Au cours des années Trente de ce siècle, pendant tous ces mois où j’étais supposé taquiner les étoiles dans ma capsule spatiale, ou bien errer d’escale en escale sur les eaux turquoise des néolagons tropicaux de Finlande, on procéda donc directement à un échange progressif de tous mes constituants organiques obsolètes et mortels, les remplaçant un à un par des dispositifs bioniques et cybernétiques quasiment inaltérables. Ainsi, je suis devenu capable d’absorber sans dommages les plus hautes toxicités, et de les retraiter en circuit autonome. Les mises à jour régulières incluses au forfait de mon ‘’contrat 300’’ m’ont assuré une élévation constante des résistances de ma nouvelle enveloppe corporelle à l’hostilité sans cesse croissante de l’environnement et à la pénurie désormais définitive de ressources saines et consommables d’origine naturelle »

Fallait-il aborder la délicate question: « À quel prix, direz-vous ? ». Igor la jugea un peu trop triviale en pareille circonstance. Tous ces travaux d’ingénierie ont bien sûr exigé un investissement qui pourrait sembler prohibitif au commun des mortels. Certes, le capital à mobiliser obli­gatoirement au départ représente bien quelques jours d’argent de poche d’un citoyen de  »l’Extrêmistan »[1] comme lui; ou bien quelques siècles de revenus d’une famille ordinaire du  »Mediocristan »[2], selon les points de vue… Mais qu’on se rassure: pour ceux que cela tenterait, les charges de l’emprunt accordé par la Huang Bank of Eurasia peuvent s’étaler sur la durée de vie contractée, soit plusieurs siècles à la base, et même sur celle des descendants jusqu’à la troisième génération; ce qui assure une bonne fidélisation au fournisseur et réduit les échéances de routine à un simple abonnement quasi-perpétuel. Évidemment, Igor lui-même n’a pas eu à s’abaisser à l’emprunt; mais, pour se faire modeste, il mentionne simplement que, dans son engagement initial, il a sensiblement réduit les frais en différant la dispendieuse option ‘’processeur central’’, sur laquelle il avait encore quelques réticences personnelles; un vieux fond d’empirisme résiduel, sans doute… Et d’ajouter: « La sénilité précoce n’étant pas à exclure, même au niveau de dopage chimi­que auquel mon actuel cerveau organique est quotidiennement astreint depuis vingt ans, j’envisage de réexaminer la question en temps utile. En attendant, une fois transmuté – unité centrale exceptée – j’arrive à ces cent ans d’âge dans la forme et l’état d’esprit d’un tout jeune homme de la génération de mes parents. »

Ayant fait l’impasse des contingences un peu trop sordides à son goût, il poursuit en direct :« Chers amis, fidèles actionnaires, cadres et proches collaborateurs dévoués, mesdames et messieurs, en cette année 2048, j’ai donc bien la vie devant moi, à niveau de performance optimale et pour 200 ans de plus, au minimum; y compris, pour ce qui me concerne, en mettant le nez au dehors autant qu’il me plaira (et si tant est que cela reste vraiment agréable); ce qui n’est évidemment plus possible à la majorité d’entre vous, qui est encore sous-équipée contre l’hostilité sans cesse croissante de ce qu’on appelait autrefois « la Nature ».

Avec le charisme et la force de conviction qui ont fait sa réputation de longue date, Igor a maintenant son auditoire bien en main; il peut le conduire sans ménagement à l’acmé de son discours. Évitant d’en rajouter en pathos, il peut maintenant l’amener à la conclusion délibérément dramatisante qu’il mijotait depuis longtemps pour clôturer cette fête mémorable : « Vous tous, survivants provisoires sur une planète condamnée, vous êtes tous nés plus récem­ment que moi, certains même bien après le début du siècle présent. Mortels privilégiés ! Certains d’entre vous sont encore là pour avoir eu la perspicacité – et les moyens suffisants – de se soumettre à temps à des ajustements transhumanistes classiques et de degrés variables. Dans l’ensemble, si je ne m’abuse, quelques uns ont même déjà souscrit des « contrats 180 » bien moins radicalement prospectifs et sécurisants que le mien. Qui sait à ce jour ce que l’effet domino des bouleversements climatiques nous réserve ? Je leur conseille de ne plus trop tarder pour les avenants… »

« Quand bien même, votre perspective idyllique de franchir le cap du siècle à venir avant que le chaos ne vous ait prématurément rattrapés peut toujours être remise en cause à tout instant. Par exemple avec la météorite géante qui s’approche de nous depuis des mois, et dont la trajectoire actuelle – parait-il – nous cible de manière de plus en plus critique. Elle pourrait bien tenter de souffler votre prochain gâteau d’anniversaire juste avant vous ! Mais restons sereins: le pire n’est jamais certain, et tous ces calculs d’astronomes pessimistes à l’excès dont se repaissent les médias depuis des semaines ont sans doute été sciemment manipulés par les uns pour quémander des subventions  et par d’autres pour doper leurs audiences, à coup sûr… En tout état de cause, et au pire, ce damné astéroïde pourrait aussi bien n’effleurer que la face opposée du globe, où il ne reste déjà plus grand monde depuis le règlement de comptes musclé de 2026 entre les deux Corées… »

Et Igor de poursuivre que, dans la routine du monde tel qu’il va à sa perte depuis près de deux siècles maintenant, la solution transhumaniste extrême qu’il a adoptée porte donc à un optimisme tempéré. Intégralement reconditionné et blindé contre toute agression, rendu indemne de toute passion, son corps cybernétique devrait bien parvenir à survivre à l’inexo­rable déchéance planétaire. Assez longtemps en tous cas pour que l’expérimentation spatiale devienne opérationnelle pour les transports à distance-lumière; et pour prendre le temps de s’acclimater à d’autres mondes de notre galaxie, réputés carrément invivables du point de vue archaïque de nos prédécesseurs. « Ils n’en reviendraient pas aujourd’hui de ce qu’est devenue notre propre planète bleue, autrefois si paradisiaque.. »

Prenant son auditoire à témoin sur un ton chaleureux de fausse confidence, Igor conclut en s’avouant désormais un peu impatient de s’acclimater encore plus complètement à de nouveaux mondes plus accueillants. Dans cette perspective, il confirme la rumeur qu’un proche un peu trop indiscret a laisser filtrer et selon laquelle il envisage une prochaine transplantation du ‘’pack processeur central’’ manquant encore à sa reconfigura­tion intégrale. Et, pour apaiser les réactions houleuses qui suivent cette annonce inouïe de justifier: ‘’Je suis bien placé pour savoir que l’intelligence artificielle surpasse désormais largement les performances, même optimisées, de l’antique cervelle humaine héritée de nos ancêtres sapiens. Je suis donc assez confiant pour tenter l’expérience. Et puisque ce processeur, une fois installé, peut n’être initialisé qu’au moment de mon choix, et dans un délai maximal de trois ans, cela me laisse encore le temps de réfléchir ».

Tout de même, avant de sauter ce dernier pas, Igor avoue qu’un détail le tourmente encore un peu: certes, les développeurs du prototype garantissent que l’architecture de ce néo-cerveau permettra enfin de surmonter le conflit archaïque entre striatum et cortex, transférant à ce dernier la disposition des réserves de dopamine de synthèse, et donc le contrôle supérieur des principes du plaisir et de la gratification. Ce qui implique que les décisions d’action rationnelles de perspective durable prendraient de ce fait le pas sur les réflexes instinctifs de satisfaction des besoins vitaux les plus immédiats. Plutôt satisfait de voir les rapports entre cyber-humains évoluer ainsi vers moins de passions aveugles et éphémères, Igor s’inquiète néanmoins du flou maintenu jusqu’ici par les ingénieurs sur le développement opérationnel d’algorithmes de l’affectivité qu’ils prétendent pouvoir mieux maîtriser dans les mises à jour à venir.« Ce n’est pas un détail pour moi… Peut-être vaut-il mieux attendre encore un peu pour ma greffe ? Ma jeunesse retrouvée m’expose en effet à toutes sortes de rencontres imprévues qui résisteraient mal à la rationalité ultime !»

 

————————— FIN—————————–

© Serge RENIMEL – 26 août 2018

_________

[1]  Dans son best-seller Le Cygne noir : La puissance de l’imprévisible (2007) N.N.Taleb définit la province d’Extrêmistan comme« le lieu où l’inégalité règne:  »The winner takes all ». Les éléments sont régis par la tyrannie du singulier […] Un seul événement peut dominer tout un phénomène […] Le domaine du revenu individuel ou de la richesse est un exemple »
[2]  ibid. selon N.N.Taleb, par opposition à l’Extrêmistan, la province du  »Mediocristan » se définit comme « le monde de routine dans lequel aucun événement ne peut modifier de manière significative la configuration générale des choses »

aux inspirateurs de plume :

 

Jack LONDON – Le talon de fer (1908)
Eugène ZAMIATINE – Nous (1920)
Aldous HUXLEY – le meilleur des mondes (1932)
Karin BOYE – Kallocaïne (1940)
Ray BRADBURY – Fahrenheit 451 (1940)
René BARJAVEL – Ravage (1943)
George ORWELL – 1984 (1949)
Ayn RAND – Atlas Shrugged (1957)
Anthony BURGESS – A Clokwork Orange (1962)
Philip K.DICK – Blade Runner(1968)

 

… et à ceux de l’image animée :

 

 François TRUFFAUT – Fahreinheit 451 (1966)
George LUCAS – THX 1138 (1971)
Soylent GREEN – Soleil vert (1973)
Michael CRICHTON – Westworld (1973)
Terry GILLIAM – Brazil (1985)
Paul VERHOEVEN – Robocop (1987)
Steven SPIELBERG – AI (Artificial Intelligence) (2001)
Alex PROYAS – iRobot (2004)
Lars VON TRIER – Melancholia (2011)
Lars LUNDSTRÖM Äkta människor (Real Humans)  (2012)
Jonathan NOLAN – Westworld (2016-2019)

 

—————————    POSTFACE  —————————–

 

Voici tout juste un an, en mettant un point final à la fiction de pure fantaisie qui précède, je me disais aussi que les prophètes ont toujours « un métro de retard », comme on dit ! Cette fiction qui projette assez raisonnablement à plus d’une trentaine d’années encore la survenue d’hybrides représentant une nouvelle branche du genre homo est bien en passe de se réaliser prématurément.

Dans ma fantaisie fictionnelle, je projette à trente ans d’ici les ultimes procrastinations d’Igor freinant sa bascule vers l’ultime étape de sa mutation, une greffe fusionnelle de processeur digital à l’intérieur même de sa cervelle. En pratique, ce techno-addict ne peut y voir que des avantages potentiels; mais sur un plan philosophique, il s’inquiète encore légitimement des performances sensibles des algorithmes dont il deviendrait désormais entièrement dépendant. Qu’on se rassure, le pire arrive toujours plus vite que prévu ! En effet, les prometteuses expérimentations actuellement menées en AI (intelligence artificielle) et robotique avancée promettent de doter dès 2021 nos serviteurs humanoïdes de prochaine génération de capacités d’émotion, et même d’empathie au moins équivalentes, sinon supérieures à celles d’une garde-malade humaine moyenne d’aujourd’hui ou d’un serveur de restaurant plutôt cool… Alors, cher lecteur, en 2048 vous pensez bien que les cybercompagnes 100% artificielles des mâles universellement condamnés au célibat, clones dévouées et hyperréalistes acquises en leasing sur Amazon.com et ses successeurs seront réellement et très sincèrement douées d’une capacité numérique d’amour à vie envers leur heureux propriétaire ! Bien mieux encore que ne le montrait la géniale série télévisée scandinave Real Humans diffusée par la chaîne Arte en 2012 déjà !

Venons-en maintenant à 2019 et à son actualité estivale et brûlante, qui légitime cette brève postface. En effet, et alors que des bandes de millenials surdoués inventent et développent dans leurs open spaces surclimatisés les futurs algorithmes qui doteront bientôt nos robots domestiques de capacités sensibles, émotives et même empathiques, leurs maîtres californiens – moins idéalistes – investissent pour de potentiels et colossaux profits financiers potentiels, tel  le célèbre milliardaire Elon Musk.

Bien que cet inquiétant personnage ne m’ait nullement inspiré comme modèle pour mon personnage d’Igor, cela aurait pu être le cas… Tout le monde connaît, le créateur de Tesla et de Space X; la nébuleuse d’entreprises qu’il a créées est devenue en moins d’une décennie un empire technologique d’avant-garde dont le fluide vital – et la source réelle de pouvoir actuel et de profit à terme – est avant tout la Communication. Ce groupe proliférant et peu lisible d’entrée de jeu aux non-initiés abrite aussi une filiale – Neuralink – qui est spécifiquement dédiée au développement de l’intelligence artificielle. Pour qui s’informe un minimum, il est assez facile de comprendre en quoi  cette discrète filiale est évidemment le véritable cœur stratégique de l’empire d’Elon Musk.

C’est à San Francisco, le 16 juillet 2019, devant une assemblée choisie de scientifiques et de jeunes doctorants californiens, que le milliardaire et ses équipes viennent de confirmer qu’ils  étaient en passe d’aboutir pour « réaliser une sorte de symbiose avec l’intelligence artificielle« ; Neuralink a ainsi mis au point un implant informatique destiné à être greffé au cerveau humain par un robot-neurochirurgien spécialement dédié à cette opération de précision au nanomètre près… Au-delà des visées thérapeutiques ou réparatrices de lésions de notre organe le plus stratégique, Elon Musk ne cache pas qu’il vise aussi des applications « de confort » (sic) destinées à amplifier l’intelligence d’indivi-dus prêts à se connecter à des serveurs surpuissants, et à exploiter les algorithmes de nouvelle génération qui démontrent déjà leur puissance largement supérieure à celle du potentiel dont la seule Nature nous a dotés… (1). Certes, il faut faire ici la part des effets d’annonce, art dans lequel Elon Musk était passé maître avant même d’avoir fait projeter la première esquisse de sa fameuse voiture électrique… Néanmoins, dans la logique industrielle qui pilote tous ses chantiers, et concernant donc les implants cervicaux annoncés, il est vraisembable qu’ « il n’y a pas de fumée sans feu« …

Coïncidence de dates, mais non pas hasard pur de convergence scientifique: le 30 juillet 2019, la très sérieuse revue internationale Nature annonce que le Ministère japonais des Sciences et de l’Éducation vient à son tour de délivrer l’autorisation officielle au développement des manipulations génétiques d’hybrides viables d’embryons humains-animaux; autrement dit des mutants… Avec ses équipes de Tokyo et de Stanford (USA), le chercheur Hiromitsu Nakauchi pourra donc notamment mener à terme en toute légalité ses expériences antérieures de création de chimères porteuses d’organes humains, afin d’en industrialiser la production et le stockage prévisionnel. Dans cette perspective, le cheptel de moutons et de cochons porteurs de cellules souches humaines dites « pluripotentes » offriraient donc des réservoirs permanents permettant de satisfaire à échelle massive et flux continus la demande d’organes en souffrance, qui avait fait jusqu’ici l’objet d’interminables listes d’attente et suscité les pires trafics. En dépit des déclarations d’intention éthiques et humanitaires qui balisent cette aventure faustienne, une majorité de la communauté scientifique internationale ne peut s’empêcher de hurler à la course aveugle et irresponsable au profit, lorsqu’on sait le poids économique de ce marché… (2). Il faut quand même savoir que, depuis des années, le flou artistique des règlementations a déjà toléré de telles expérimentations dans les laboratoires publics français et nord américains, entre autres…

Personnage de fiction il y a peu encore, « l’homme augmenté » n’est plus à projeter dans un futur lointain et utopique, ni même pour un après-demain incertain. En réalité, c’est un enjeu devenu actuel et très concret dont les nouveaux potentats du 21ème siècle se sont complètement emparés: des oligarques désormais plus puissants que les États eux-mêmes capables d’en imposer à leurs avatars politiques, marionnettes ultralibérales portées au pouvoir et manipulées par des empires financiers anonymes. Dans ce pitoyable puppet show, les grands leaders des démocraties occidentales simulent encore un exercice virtuel du pouvoir politique, faisant mine d’agiter les rênes de la planète, même si c’est pour la galerie et pour assez peu de temps désormais…

À suivre ?

____________________

1. https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/avec-neuralink-elon-musk-veut-relier-cerveau-et-ordinateur_131 5616
2. https://www.lepoint.fr/sciences-nature/science-le-japon-autorise-le-developpement-d-embryons-humains-animaux-30-07-2019-2327596_1924.php?M_BT=246601057448 – section-commentaires

© Serge RENIMEL – 2 août 2019

Laisser un commentaire